Qui suis-je ?

La question “Qui suis-je ?” dans son essence, pour moi, est une question piège. C’est un peu comme : “Qu’y a-t-il au delà de notre univers ?” ou encore “D’où vient la vie ?” (j’exagère un peu, je ne suis pas prêt de répondre à ces deux là).
Alors bon évidemment j’entends tout de suite : “Mais qu’est ce que tu vas te prendre la tête avec des trucs compliqués ! Qui tu es, c’est facile ! Ton nom, où tu vis, ce que tu aimes, ce que tu fais, ton parcours et puis voilà !”.

Hummm… oui… mais non. C’est évidemment un point de vue, mais pour moi, c’est tourner autour du pot. C’est répondre à côté pour ne pas avoir à réfléchir vraiment à la question.

Je vais essayer dans cet article de vous communiquez l’essence de cette question. Car, voyez-vous, si j’avais la réponse, je ne serai pas ici pour en parler. J’entends par là que je ne serai plus incarné sur cette planète, et que je n’aurai plus aucun d’intérêt à parcourir cet univers. Sisi, vous allez comprendre.

Une raison d’Être ?

Tout d’abord le premier point important :

Pour moi, aujourd’hui, notre raison d’être est précisément de nous connaitre, et de découvrir qui nous sommes.

Alors évidemment, ça sous-entend qu’on ne réduit pas notre existence à nos corps, nos véhicules actuels, homo sapiens®, modèle le plus évolué à notre connaissance. D’aileurs, rien ne dit qu’on ne va pas en changer prochainement — une petite upgrade mise à niveau me ferai bien plaisir d’ailleurs. Et ça sous-entend également qu’on ne se réduit pas à notre personnalité ou à notre vécu sur une seule incarnation.

Bon. Ça pose un point assez important quand même cette idée. Ça représente également l’état de ma recherche sur la question “Qu’est ce que je fais ici ?”, question qui pour ma part revient bien plus souvent, surtout aux vues du monde qui m’entoure.

Moi et l’univers

Alors vous me direz :
“Quel rapport avec l’univers ? Pourquoi ne plus t’y balader le jour où tu te connaitras ?”

Ah, très bonne question ma chère.
Et bien parce que dans ma conception:

JE, NOUS (chacun d’entre nous), sommes l’univers. Ou plutôt, nous sommes une émanation de l’univers.

Bon alors là, il y a 3 réactions possibles :

  1. “Mais qu’est-ce que tu fumes ? ça à l’air vachement puissant !”
  2. “Mais euh… Quelle secte t’a enseigné ça ?”
  3. “Mais attends… J’ai déjà entendu des trucs comme ça… Et comment t’arrives à ça d’abord ?… C’est ta croyance, tu peux pas le prouver. De toutes façons tu réfléchis trop, et puis tiens c’est à ton tour de payer, c’était moi la semaine dernière.”

Bon, avec le temps, de la réponse 2 et un peu de 1, j’ai de plus en plus la réponse 3 ou quelque chose de ce genre.

On notera que dans toutes les versions, les réponses commencent par un mais. Et c’est révélateur de ce qui se passe dans la plupart des processus jalonnant notre chemin d’évolution : Une partie de nous, bien tranquille est rappellée à l’ordre en quelque sorte : “Et dis-donc, au lieu de passer ton temps à te divertir, tu te rappelles pas que t’étais venu pour observer ce qui se passe ?”.
Le mot clé étant ici observer : car prendre la position de l’observateur dans notre vie, chaque instant, chaque seconde, est peut-être ce qu’il y a de plus difficile à faire. Être dans la position de l’observateur, c’est être au dessus de notre mental ou de toute émotion ou pensée.
Tenez, je pense à l’approche de la caméra.

Notre caméra, Nous et la Conscience

Vous savez, cette petite caméra, qui est là, avec nous, tout le temps, qui enregistre tout ce qui se passe, depuis toujours, depuis enfant, même pendant le sommeil. On rêve, on se réveille, et elle est là, elle a tout vu, le rêve, le réveil, et le mental qui se remet en route.
Prendre cette position d’observation, c’est prendre conscience. Et si vous lisez ce texte jusqu’ici, c’est probablement que vous aussi vous prenez cette position de plus en plus fréquemment. Prendre cette position, c’est prendre conscience de qui nous sommes, chaque fois un petit peu plus, jusqu’à ce qu’un évènement extérieur, une émotion, un doute, ou simplement quelque chose à faire, bien souvent sous forme de contrainte culturelle ou sociétale, nous déstabilise, et on retombe dans notre mental.
C’est un long chemin que de reprendre place à temps plein dans ce siège d’observateur, ce siège de pilotage duquel nous voyons notre vie d’en haut.
Mais c’est un beau chemin aucours duquel on s’Éveille, aucours duquel on s’Éclaire de connaissances, et aucours duquel on libère nos noirceurs. Car les noirceurs ne sont ni plus ni moins que l’absence de Lumière, en prendre conscience, c’est y mettre de la Lumière.
On remarque que Lumière et Conscience sont liées (voir mon 1er post au sujet de la Lumière)

Ainsi, l’observation est la clé à l’obtention de réponses à des questions existentielles comme “Qui suis-je ?”. C’est la clé pour prendre conscience de notre environnement, pour prendre conscience de notre comportement, conscience de nos réactions face aux informations qui nous arrivent (qu’elles soient émotionnelles, sensorielles ou mentales), conscience de notre façon de fonctionner, bref pour nous connaitre.
On remarque également que se connaitre, c’est tout simplement prendre conscience, de manière globale. Il y a beaucoup à dire sur la conscience, je n’aborderai pas ce thème ici, mais on pourrait à ce stade émettre l’idée que nous sommes la conscience.

— “Oui mais je ne vois toujours pas le rapport avec l’univers ?”

C’est bien, tu suis.
J’y viens.
Je vais d’abord m’arrêter un peu sur cette phrase du paragraphe précédent :
“Observer, c’est prendre conscience de nos réactions face aux informations qui nous arrivent.”
Si on regarde bien, ça veut dire qu’on ne peut se connaitre qu’au travers de ces informations, ou impulsions, qui nous arrivent. On peut concevoir ça comme une sorte de feedback (ou de retour en français), puisque c’est en réaction à des actions, pensées, émotions que l’on a émisent précédemment. Ces impulsions sont extérieures à notre véhicule, et viennent donc de notre univers.
Nous avons donc besoin du constant feedback de l’univers pour nous connaitre.
Autrement dit, en permanence, ou émet des choses (actions, pensées, émotions), et l’univers nous renvoie tout un tas d’informations, tel un mirroir.
Et c’est là qu’il n’y a plus qu’un pas pour le concept final.

Une facette de l’Univers

Il est alors aisé d’imaginer le concept suivant :
L’univers, dans une quête de connaissance de lui-même, décide de se scinder en une infinité d’émanations, de facettes, qui ont chacune leur autonomie pour expérimenter, créer, et observer leur semblables sous une infinité de points de vue.

Nous sommes ces émanations, nous sommes ces facettes. Et le monde, qui nous entoure, n’est que le reflet de nous même.
Nous sommes une facette de l’univers.

Et la boucle est bouclée, place aux synchronicités

Voilà, on a vu que nous sommes une émanation de l’univers, de la Conscience.
On a vu que pour savoir qui nous sommes, il est nécessaire d’observer ce que nous renvoie l’univers à chaque instant.

“Ok, c’est intéressant, mais je ne comprends pas : si le monde est mon reflet, les personnes qui m’entourent n’ont pas leur libre arbitre, et sont des sortes de robots ?”

Héhé… Pour répondre, il faut inclure le concept suivant : rien n’existe en dehors de l’univers. Que ce soit la matière, visible, ou nos pensées, notre imagination. Ce qui veut dire que le miroir qui nous renvoie notre reflet est lui-même une partie de nous, puisque nous sommes l’univers. Et c’est là la beauté du système : c’est que nous sommes des quantités illimités d’émanation de l’univers, à toutes les échelles, qui chacunes vont être le miroir pour d’autres dont les actions, pensées, émotions, etc. correspondent. C’est un point très important !
Chacune des facettes vie sa vie et, au gré des intéractions, “par hasard”, elle devient un reflet pour une autre. C’est ce qu’on appelle la synchronicité.

Autrement dit, nous émettons chacun et chacune une sorte de signature vibratoire correspondante à nos actions/pensées/émotions/etc., et automatiquement, nous allons recevoir le reflet via une autre émanation de l’univers qui émet la même signature vibratoire. Réciproquement, nous jouerons nous même le rôle de reflet pour ces personnes.
C’est merveilleux n’est-ce pas ?
Ça veut donc dire que si notre environnement ne nous convient pas, il suffit de changer notre façon de penser, d’agir, d’être, pour que notre environnement, notre réalité, changent en retour.
On appelle ça la loi d’attraction.

Alors qui Suis-je ?

Je suis un autre Toi

Illustration par krystleyez